Le Rennais 43 – mai-juin – expression politique du groupe Alternance 2020

« Comment introduire du végétal dans le cœur historique de la ville ? » est une problématique décidément récurrente chez les majorités socialistes qui se sont succédé à la tête de la Ville de Rennes.


Souvenez-vous, c’était le lundi 22 septembre 2003. A l’issue de l’opération « En ville sans ma voiture », le maire de Rennes et son adjoint à l’Urbanisme inauguraient la nouvelle place de la République. Un espace qui donne la priorité aux piétons et au végétal. Ce nouvel aménagement est le fruit de la réflexion d’un quatuor d’élus de la majorité. Comprenant 20 bibliothèques végétales, 116 bacs à chênes verts et 2 tapis de fleurs, la place devient un jardin innovant, aux frontières de l’aménagement urbain et artistique. Cet argumentaire était certainement nécessaire pour justifier le coût: 5,5 M€. L’inauguration se conclura par cette interrogation de l’ancien adjoint à l’Urbanisme : « Cet endroit est devenu un jardin contemporain. Je suis intéressé de voir comment les Rennais vont appréhender cette nouveauté. »

Aujourd’hui, seize années plus tard, selon la maire de Rennes, il semble que « la place de la République ne soit pas exploitée à la hauteur de son potentiel » ! En résumé, il faut revoir la copie. Les Rennais ne sont aujourd’hui pas satisfaits : la place de la République est toujours trop minérale, ne laisse pas assez de place aux piétons et ne facilite pas les liaisons entre le nord et le sud de la Vilaine.

Comme pour les places de Bretagne ou de la gare, ces nombreux réaménagements sont trop répétitifs, provoquent trop de nuisances pour les riverains et pèsent considérablement dans nos équilibres budgétaires. L’histoire se répète trop souvent, avec les mêmes méthodes. À chaque fois, la priorité aux piétons et au végétal est promise. Mais pourquoi réaliser tous les dix ans les mêmes opérations de concertation/communication auprès des Rennais, si c’est à chaque fois pour ne pas les écouter.

Les Rennais se lassent des mêmes vieilles recettes que les municipalités qui se succèdent depuis quarante ans veulent bien leur servir. Il est véritablement temps d’innover !

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